Centre Historique de la Résistance en Drôme et de la Déportation (Vercors)
Notre livre d'or


Le contenu de cette rubrique sera d'autant plus riche que vous nous communiquerez vos propres informations concernant les évènements qui touchent à la Résistance et à la Déportation. Contactez-nous par mail à contact@resistance-drome.org.

JOURNEES EUROPEENNES DU PATRIMOINE Le 07/09/2017


MUSÉE DE LA RÉSISTANCE EN DRÔME ET DE LA DÉPORTATION Visite libre : samedi de 10h à 18h et dimanche de 11h à 18h Visites commentées «Les jeunes dans la Résistance» Thème 2017 Samedi et dimanche à 14h30 La découverte du musée est une étape indispensable pour appréhender la Seconde Guerre mondiale et la Résistance dans notre département, sa naissance et son action, sans oublier la vie quotidienne des Romanais et des Péageois tout au long du conflit. Un moment d’histoire pour questionner et échanger ! RV sur place, rue Bistour – Tél. 04 75 05 51 81

PROGRAMMATION DES VISITES DE L'ETE 2017 Le 04/07/2017


Le Musée proposera des visites accompagnées les 7,11,21 et 28 JUILLET et le 4 août à 10h (enfants) et 11h tous publics) La visite du Musée est une étape indispensable pour appréhender la Seconde Guerre mondiale et la Résistance dans notre département, sa naissance et son action, sans oublier la vie quotidienne des Romanais et des Péageois tout au long du conflit. Un moment d'histoire pour questionner et échange!
Pour les visites enfants, nous proposerons de découvrir les grandes étapes de la Seconde Guerre mondiale ainsi que l'histoire locale de la Résistance avec ses difficultés...
L'occasion de découvrir, à hauteur d'enfant, ce que pouvait être la vie quotidienne à cette époque!
Réservation conseillée a 0475458989 ou museeresistance@ville-romans26.fr - Tarif : entrée du musée + 3€

CONFERENCE AUTOUR DE LA PROJECTION DU FILM "FELIX FORESTIER, UN CAMERAMAN DANS LA RESISTANCE" Le 21/03/2017




Rencontre dédicace autour de l'ouvrage "Prendre le Maquis" Le 19/05/2016




Cycle de conférences aux Archives Départementales de la Drôme Le 30/09/2015




Rencontre-signature avec Gabriel Garran Le 21/05/2014




Le Musée fête ses quarante ans ! Le 24/04/2014


Nous commémorons cette année les 70 ans de la Libération ainsi que les 40 ans de la création du Musée de la Résistance en Drôme et de la Déportation. Afin de donner à ces deux événements tout l'éclat qu'ils méritent, une exposition intitulée « Romans et Bourg de Péage dans la guerre 39-45 » sera présentée à la Médiathèque Simone-de-Beauvoir, du 7 juin au 26 Août inclus.

PROGRAMME DE COMMEMORATIONS "MEMOIRE RESISTANCE HAUTES BARONNIES" Le 03/02/2014


Mémoire Résistance HB 1944 – 2014 MASSACRE DU MAQUIS D’IZON 70ème ANNIVERSAIRE
Jeudi 29 mai (Ascension)
Fleurissement des stèles et plaques, matin et après-midi :
Barret de Lioure : 1 Stèle des 3 fusillés 2 Vallaury de Barret Col du Négron Lachau – Mévouillon : Monuments aux morts Bordel et Armand Lachau : Plaque Abbé Roux Lachau Montbrun les Bains : 1- Stèle Vaton Gorges de Chavoul 2- Stèle d’un Maquisard inconnu Reilhanette : Monument aux morts St Auban : Stèle Pierre Rolland. Vercoiran : Stèle Jarjayes Ste Colombe et Barret sur Méouge, en accord avec l’Amicale du Maquis Morvan
Vendredi 30 mai SAULT
18h Fleurissement de la Stèle au cimetière de Sault et des tombes des martyrs saltésiens.
Samedi 31 mai
1/ Fleurissement des stèles :
9h Inauguration de la stèle Place de la mairie d’Izon la Bruisse (*) 9h30 Fleurissement de la croix sur le lieu de la mort de Mistral 10h Inauguration de la stèle ferme Monteau (*) 11h Séderon Stèle Gamonet Inauguration d’une nouvelle stèle et pose de l’ancienne stèle sur l’ancienne gendarmerie. (*) Sur ces plaques seront gravés les noms de tous les morts à Izon ou à la Ferme Monteau avec leurs véritables identités. 2/ 12h 30 Repas (buffet froid) sous chapiteau, place de la Mairie d’Eygalayes (participation aux frais 15 à 20 €). 3/ Cérémonie officielle au Mémorial 14h Départ du défilé de la Place du 22 février 1944 Eygalayes Fanfare Enfants avec les portraits des martyrs (enfants des familles des martyrs et des écoles) Portes drapeaux, Personnalités, civiles, religieuses Foule avec des fleurs (oeillets ou roses vendus par l’association) 14h45 Arrivée du défilé, début de la Cérémonie officielle au Mémorial Dépôts des fleurs (groupées et avec des enfants), Appel des morts par des descendants des martyrs Sonnerie aux morts, Minute de silence, Marseillaise, Choeur d’enfants des écoles et collèges, et un ténor, sous la direction Christine paillard. 15h30 Discours 16h15 Concert 17h Fin de la cérémonie 17h30 Vin d’honneur devant la mairie d’Eygalayes
Dimanche 1er juin
Eygalayes Mémorial National 10h 15- 11h 15 : Cérémonie oecuménique avec un Prêtre, un Pasteur et un Rabbin. 1

UNE EQUIPE DE TOURNAGE RUSSE AU MUSEE Le 16/12/2013


Ce dimanche 15 d�cembre, le Mus�e accueillait dans ses salles, une �quipe de tournage russe de Ekaterinbourg, venue dans la Dr�me sur les traces de Nicola� Vasenin, v�t�ran russe � la recherche de ses compagnon d'armes dr�mois, avec lesquels il participa aux actions des maquis FFI et � la Lib�ration de la France, durant l'�t� 1944, sous le commandement du Capitaine Georges Monot. Nicola� Vasenin a aujourd'hui 93 ans et est Chevalier de la L�gion d'Honneur. Pour avoir servi la France, il a �t� condamn� � 15 ans de camp des des goulags en Sib�rie de 1945 � 1960. Son histoire est au coeur d'un court-m�trage en pr�paration. L'�quipe de tournage, emmen�e par Andre� Grigoriev, espoir du cin�ma russe s'�tant fait conna�tre par un film sur Emir Kusturica, le r�alisateur et acteur serbe, s'est attach�e � enregistrer des sc�nes avec des figurants de l'association ��Dissidence 44��, en costume d'�poque, et des t�moignages, notamment celui de Monsieur Jean Sauvageon, historien local, qui a retrac� l'histoire des maquis dans la Dr�me. Pour en savoir plus sur la vie de Nicola� Vasenin et sur son destin hors du commun, voici un extrait de l'article paru dans le Journal ��la Voix de la Russie�� et �crit par Laurent Brayard. ��Nicola� Maximovitch Vasenin est n� � Pychak le 5 d�cembre 1919 et se trouve peut-�tre le seul Chevalier de la L�gion d�Honneur russe, encore en vie et ayant servi pour la France durant la Seconde Guerre mondiale. Mobilis� par les Sovi�tiques le 20 novembre 1939, il est envoy� � Mourmansk et sert durant la guerre russo-finlandaise en janvier et f�vrier 1940. Il est alors simple soldat dans le 27�me r�giment d�infanterie motoris� de la 17�me division d�infanterie motoris�e. Bless� au cours des combats, il se retrouve � nouveau sur le front durant l��t� 1941 au moment de l�invasion hitl�rienne. Il sert avec le m�me r�giment devant Minsk. Les Allemands encerclent, le 9 juillet, 400 000 soldats sovi�tiques dans la poche de Bialystok-Minsk. Les Sovi�tiques doivent se rendre, c�est une des plus s�v�res d�faites de l�Arm�e Rouge au d�but de la guerre. C�est l�, durant la d�fense de la ville, qu�il est gri�vement bless� et fait prisonnier par les Allemands (enregistr� comme prisonnier de guerre le 29 juillet 1941). Il est ensuite envoy� en France dans un camp de travailleurs. A la premi�re occasion Nicola� Vasenin s��chappe avec des camarades, tr�s exactement le 8 octobre 1943 et rejoint presque imm�diatement les maquis fran�ais. Il sert dans leurs rangs du 20 octobre 1943 au 2 septembre 1944. Les Sovi�tiques �vad�s sont pris en charge dans le nord de la Dr�me par les capitaines FFI Monot et Fanget. Lui-m�me sert dans une compagnie pr�s de la ville de Saint-Sorlin-en-Valloire et participe � divers combat dont semble-t-il celui de Saint-Rambert-d�Albon dans le Nord du d�partement de la Dr�me. A la lib�ration, apr�s un passage par Grenoble, il est envoy� � Paris aupr�s de l�Etat-major de la mission sovi�tique. Il retourne en Union sovi�tique via Marseille apr�s le mois d�avril 1945. La guerre est finie en Europe, et c�est la victoire. Pour tromper sa vigilance, on lui indique qu�il part servir contre le Japon, qui ne capitulera que d�but septembre. Mais aussit�t d�barqu� dans le port d�Odessa, le masque tombe : pour Staline, tous les prisonniers sont des tra�tres et des l�ches. Un officier apercevant sa m�daille fran�aise de la R�sistance lui arrache et la jette � la mer comparant l�objet � une r�compense pour de la prostitution� terrible moment. Nicola� Vasenin est condamn� pour avoir �t� fait prisonnier et avoir servi la France � 15 ans de camp. Il effectue sa peine dans les goulags sib�riens et il est lib�r� en 1960. Il ne fut r�habilit� dans son honneur qu�au milieu des ann�es 80, tardive reconnaissance pour un homme qui avait tant pay� de sa personne.�� � �

Romanais, Péageois, nous recherchons... Le 26/06/2013




Commémoration des 70 ans de la manifestation contre le S.T.O. Le 05/03/2013


Le 10 mars 1943 des manifestants s'opposaient au départ d'un train pour le service du travail obligatoire (STO) à l'ouest de la gare de Romans. La commémoration des 70 ans de cet événement aura lieu le dimanche 10 mars à partir de 11h sur le parvis de la gare de Romans.

MUSEE : LE DIMANCHE C'EST GRATUIT ! Le 01/03/2013


Désormais la visite du musée de la Résistance en Drôme et de la Déportation de Romans sur Isère est gratuite tous les premiers dimanches du mois (sauf en juillet et août). Profitez-en !

CONCOURS NATIONAL DE LA RESISTANCE ET DE LA DEPORTATION 2012-2013 Le 01/10/2012


CONCOURS NATIONAL DE LA RESISTANCE ET DE LA DEPORTATION 2012-2013 Le concours, dont le thème cette année est "Communiquer pour résister - 1940-1945", est ouvert aux élèves des établissements publics et privés. Le centre de documentation du Musée de la Résistance en Drôme et de la Déportation est ouvert (sur rendez-vous) aux élèves qui souhaiteraient préparer le concours. N'hésitez pas à laisser un message sur le site ou à contact@resistance-drome.org !

ATTENTION FERMETURE DU MUSEE EN JANVIER 2012 Le 03/11/2011


Le Musée de la Résistance en Drôme et de la Déportation de Romans sera fermé au public du 1er janvier au 16 janvier 2012 inclus . Les autres horaires proposés ne sont pas modifiés.

Décès d'un membre fondateur du Musée de la Résistance et de la Déportation de Romans Le 11/02/2011


Michel Combe nous a quittés. C'est une figure emblématique romanaise qui disparaît. Il était l'un des fondateurs du Musée de la Résistance et a oeuvré jusqu'à son décès à son développement. Son caractère entier le portait à la polémique mais il n'hésitait jamais à proposer ses services lorsqu'on lui en faisait la demande et savait faire preuve de courtoisie. Longtemps secrétaire du Comité d'Entente des Anciens Combattants, il en était l'un des vice-présidents. Né en 1927, il a débuté comme jeune ouvrier dans la chaussure romanaise (coupeur en chaussures). De façon active il a participé à la manifestation du 10 mars 1943 à la gare de Romans,manifestation destinée à bloquer le convoi transportant les personnels en direction de l'Allemagne, pour le STO. Cette action a permis à bon nombre d'entre eux de s'échapper. Appartenant au réseau FTPF de Romans, il est recherché par la Milice et rejoint le maquis dans les bois de Bathernay en fin 1943. Il prend comme nom de guerre dans la Résistance celui de "Mick". En début 1944, les GMR envisagent d'attaquer le camp, son groupe de Résistants part dans le Sud de la Drôme vers le village des Pilles, puis rejoint St Donat avant de parvenir au col de Musan, au-dessus d'Hostun. Il participe au sabotage de voies ferrées, de lignes électriques à haute tension. Son groupe déplore cinq morts et plusieurs blessés dans la région de St Jean en Royans. Après l'ordre de dispersion du Vercors, il rejoint le 8 août 1944, le 2è bataillon FTPF Drôme Nord dans la vallée de la Galaure avec lequel il participe à plusieurs attaques de convois allemands sur la RN7. Le 23 août, au dessus de St Marcel les Valence, il participe à l'attaque des Allemands protégeant Valence. Devant la puissance de feu ennemie (canons et chars), l'ordre de repli est donné. La bataille de St Marcel coûte une trentaine de morts et une vingtaine de blessés et n'empêche pas les Allemands de reprendre Romans tandis que les maquisards se replient sur St Donat. Monsieur Michel Combe s'engage ensuite volontairement, pour la durée de la guerre, le 11 octobre 1944, au 159è R.I.A. qui le mènera de la Maurienne à la frontière franco-italienne, il est présent à Strasbourg, lors de la contre-offensive de Von Rumstadt. Ensuite, ce sera l'Allemagne et l'Autriche, où il se trouve dans le quartier français à Vienne. Il est libéré du service militaire le 1er septembre 1945. Il est fait Chevalier de l'O.N.M. en 1988. Il occupe diverses fonctions à Romans en particulier au Conseil des Prud'hommes. Il était titulaire de la Croix du Combattant Volontaire de la Résistance, de la Croix du Combattant et Chevalier de l'O.N.M. A sa femme, a ses petits-enfants, la municipalité de Romans et l'ensemble du monde combattant expriment leurs plus vives et sincères condoléances.

UNE AVENUE DE ROMANS-SUR-ISERE AU NOM DE GENEVIEVE DE GAULLE-ANTHONIOZ Le 14/10/2010


article publié avec l'aimable autorisation du Dauphiné Libéré.

un groupe allemand en visite au musée Le 11/10/2010


Esquisse d'article Un groupe allemand de syndicalistes, de personnes œuvrant dans le secteur social, un directeur de musée a séjourné pendant une dizaine de jours au FIEF (Foyer international d'études françaises) situé à Châteauneuf-de-Mazenc. Ce centre issu de la volonté d'un homme travaillant au rapprochement de la France et de l'Allemagne, a pour but, entre autres, de faire connaître l'histoire de notre région et particulièrement celle liée à la Seconde guerre mondiale. C'est pour cette raison que le groupe a reçu le lundi 27 septembre un membre de l'AÉRD (Association pour l'étude et la réalisation d'un dvd-rom sur la Résistance dans la Drôme) qui leur a présenté les grands traits de la Résistance dans le département et qui, par la suite, les a accompagnés.. L'après midi, le groupe a visité le musée de la Résistance et de la Déportation de Romans-sur-Isère. Reçu par les responsables il a fort apprécié l'ordonnancement et la qualité pédagogique du musée. Questions et réponses franches ont permis d'évoquer cette douloureuse période. Le jeudi 30 septembre a été consacré à la visite du Vercors. Un arrêt au mémorial d'Espenel a permis d'évoquer les combats de la vallée de la Drôme le 20 juillet 1944. La grotte de la Luire a ét' le lieu d'une profonde réflexion sur un massacre. À Vassieux, la visite du musée récemment rénové a permis d'apprécier une autre forme d'un lieu de mémoire. Le périple s'est terminé au Mémorial du col de La Chau où la réflexion s'est élargie sur les différentes formes de Résistance passée et actuelle. L'ensemble des participants a été fortement marqué par la visite des différents lieux de mémoire et la vision toujours très impressionnante du Vercors. Il est sûr que de telles rencontres se déroulant dans un total esprit de franchise et de responsabilité ne peuvent que servir l'Histoire. (Alain Coustaury)

inauguration de la stèle du Souvenir Français au cimetière de Romans sur Isère Le 19/10/2009


Le dimanche 1er novembre prochain, jour de Toussaint, à 11 heures, sera inauguré le monument créé à l'initiative du Souvenir Français, en hommage au monde de la Résistance, au cimetière de Romans sur Isère.

Disparition d'un Pionnier de la Résistance : Roger Maisonny Le 16/03/2009


Roger Maisonny vient de nous quitter à l'âge de 89 ans. Il était un résistant de la première heure, un pionnier.
Pendant l'été 1941, il constitue, entouré d'amis sûrs, le fameux groupe-franc AS et MUR.
Originaire de Bourg lès Valence, encouragé par son père Paul, il s'engage dans un combat contre l'ennemi. Des inscriptions « Vive De Gaulle » furtivement tracées à la craie, il passera bien vite coups de main armés, aux attaques de convois, aux destructions d'installations utiles aux allemands.
Roger Maisonny avait pour complices Chatelant, Marty, Bergeron, Loubet, Gateaud, Follet, Planel, Paul, La Cloche, Fraisse, Garçon, Manoury, Bouchier...
Le corps-franc, possédant armes, munitions et explosifs, mènera des actions commandos en liaison avec Antoine, le Commandant Benezech, lequel dirigera la libération de Valence le 31 août 1944.
Le corps-franc de Roger Maisonny comptant 200 hommes, constituera la 1ère compagnie du 2ème Bataillon de la Drôme et se distinguera lors des combats de la région et notamment celui de La Rochette-sur-Crest.
Le Général De Lassus, lui-même, avait rendu hommage au courage et à la valeur de Roger Maisonny, qui était parvenu à parfaitement structurer le camp Roger.
Ses funérailles ont eu lieu à Valence, vendredi 13 mars 2009, en présence de ses parents, amis et compagnons survivants.

la seule brigade de gendarmerie de France médaillée de la Résistance Le 21/02/2008


L'article ci-dessus est paru dans le Dauphiné Libéré du 18 Février 2008. Nous le publions ici avec l'aimable autorisation de son auteur (Georges BOURQUARD)et du Dauphiné Libéré.

conférence le mardi 5 février 2008 Le 09/01/2008




Une figure de la Résistance disparaît Le 05/07/2007


C'est une figure de la Résistance qui disparaît en la personne de Jeannette GUIS.
Agent de liaison pendant la guerre, elle a rempli avec bravoure les délicates missions que son rôle lui allouait.
Elle était Présidente du Comité de la Ligue contre le Cancer (Nyons-Haut Comtat), et Présidente ANACR section Nyons-Haut Comtat.
Elle s'est éteinte le 2 Mai dernier.

Légion d'Honneur Le 05/07/2007


En ce début du mois de Juin, Madame Marie-Thérèse TASSEL, a été élevée au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur.
Mme TASSEL est présidente du Souvenir Français, et Secrétaire de la section ANACR - Nyons-Haut Comtat.
Nous lui adressons nos sincères félicitations.

Décès du Résistant Auguste ROLLAND Le 05/07/2007


Agé de 86 ans, Auguste ROLLAND nous a quittés.
Il fut réfractaire au STO. Puis en 1944, rejoignit le Maquis Bozambo. Fin août de la même année, il partit avec la Demi-Brigade de la Drôme en Maurienne.
Il était Président et Trésorier de la section ANACR-Drôme Nord, et Président départemental et Trésorier de l'ANACR, depuis trois ans.
Ses funérailles ont eu lieu le 3 Juillet dernier, en présence de très nombreux drapeaux venus honorer son dévouement à la cause de la Résistance.

la Résistance Drôme Ardèche en deuil Le 14/06/2007


Le Général Alain LE RAY nous a quittés le mardi 5 Juin 2007.
Officier des Chasseurs Alpins, fait prisonnier en Lorraine en 1940, évadé puis repris, il est enfermé dans la célèbre citadelle de Colditz d'où il réussit l'exploit de s'évader le 11 Avril 1941.
Revenu à Grenoble, il participe à un stage à l'Ecole des Cadres d'Uriage, dont les formateurs basculent dans la Résistance.
Fondateur, avec Pierre Dalloz et Yves Farge, d'un premier « Comité du Vercors », il est chargé de l'étude militaire technique du « plan montagnard ».
Avec Eugène Chavant, il constitue le deuxième Comité du Vercors. Puis, suite à un désaccord avec d'autres officiers, il quitte le Vercors en Janvier 1944.
Le Comité Départemental de Libération Nationale de l'Isère, le nomme chef des F.F.I. de l'Isère. Il coordonne les combats de la libération de l'Eté 1944 et poursuit les combats durant l'hiver 1944/1945 sur la frontière italienne, à la tête de ses maquisards devenus la 7ème Demi-Brigade de Chasseurs Alpins.


Souvenirs d'enfance Le 01/06/2007


Un visiteur du site nous a gentiment laissé son témoignage. Il s'agit de quelques événements, parmi tant d'autres, survenus dans le Sud de la Drôme, et vus à travers les yeux d'un enfant de 6 ans. Nous avons choisi de partager avec vous ce récit touchant et sincère. Nous remercions Monsieur Jean-Claude Albertini d'avoir autorisé la publication de ses mots sur notre site.
« Bonjour,
Les hasards du Net m'ont amené sur votre site , dans lequel vous précisez que le moindre renseignement vous intéresse . C'est pourquoi, à tout hasard, je vous communique quelques souvenirs d'enfance.
En Août -Septembre 1944 , âgé de six ans, avec mes grands-parents Georgette et Antoine Santinelli ,ma mère Marie-Dominique Albertini et mes soeurs Arlette et Nicole , nous étions " réfugiés", venus de Toulon , dans la ferme de Monsieur SOULA ( phonétiquement, peut-être Soular ?)à l'entrée de La Baume Cornillane. Le fils du fermier , de mon âge, se prénommait Michel.
Dans une ferme proche était la famille ( toujours phonétiquement )Maisonna.
Je me souviens que , dans la ferme Soula, était cachée une vieille femme, de noir vêtue, nommée Rachel et dont on nous avait fait interdiction, à nous les gosses , de parler à quiconque. (Aujourd'hui , compte tenu de ce prénom,on peut deviner pourquoi).
Des " chasseurs" dont il était également interdit de parler ( je me souviens encore d'une des rares gifles reçues de mon grand-père pour avoir seulement commencé à en parler à table !) des "chasseurs" ,( c'est à dire des hommes qui n'étaient pas des allemands mais qui avaient quand même des fusils ....) fréquentaient épisodiquement la grange de Monsieur Soula mais il fallait faire semblant de ne pas les voir, le cas échéant.
Il y avait aussi un garçon de ferme du prénom de Daniel, ou Denis ?, qui fut réquisitionné ( par le STO ?) et qui réussit à s'enfuir en sautant du wagon.
Une fois une ambulance allemande était arrêtée à l'entrée de la ferme et le chauffeur demandait son chemin à mon grand-père qui faisait semblant de ne pas comprendre ( il faisait toujours çà avec les allemands) quand un avion ( allié donc) a piqué dessus et l'a mitraillée. Je me souviens encore du bruit de la tôle déchirée par les balles.
Une autre fois j'ai vu un avion tomber et s'écraser dans les champs assez loin de la ferme, il y avait un parachute en l'air et Monsieur Soula est parti en vélo pour le récupérer avant que les Allemands n'arrivent. Les Allemands occupaient une ferme proche, c'étaient des "Russes" parait-il. Certains se promenaient à cheval et j'ai assisté une fois à un véritable film de cow-boys lorsqu'ils étaient allés voler du bétail et le poursuivaient, à cheval, en poussant des cris terribles.
Pour aller à l'école au village ma grande soeur Nicole et mon copain Michel Soula, on avait un ausweis qu'il fallait présenter aux allemands quand on les rencontrait.
Certains se montraient gentils et, notamment, ils s'étaient pris d'affection pour ma petite soeur Arlette, qu'ils appelaient Maria ( Dieu sait pourquoi)et qu'ils se lançaient ( elle avait environ trois ans)de l'un à l'autre , à son grand ravissement.
Après quoi ils lui offraient toujours une ou deux petites boites de sardines !
Une autre fois , ce devait être chez les Maisonna, des "chasseurs" venaient juste de partir lorsque les allemands sont arrivés devant la ferme. Je me souviens qu'il y avait un lavoir ( une auge pour les bestiaux?, un bassin ?) au pied duquel un des "chasseurs" avait perdu un espèce d'insigne en tissu.
La jeune fille de la ferme a juste eu le temps de poser le pied dessus et l'a gardé jusqu'au départ des allemands.
Ce n'est qu'à l'âge adulte que j'ai réalisé que ce jour-là on l'avait échappé belle.
Voilà, j'espère que ces quelques flashs, souvenirs visuels et décousus d'un gamin de six ans à l'époque, vous intéresseront peut-être pour compléter des menus détails de la vie dans la Drôme à cette époque.
Pour terminer je n'aurais garde d'oublier de vous préciser combien l'accueil des "réfugiés" toulonnais par les gens du pays fut chaleureux et charitable.
Et on en a parlé longtemps et souvent dans la famille et vous voyez que, si longtemps après, je ne l'ai pas oublié moi-même.
Cordialement
Jean-Claude Albertini »


24 membres de l'Intelligence Service en visite dans le Vercors Le 09/04/2007


Le mardi 27 Mars dernier, un groupe de 24 membres de l'Intelligence Service (auquel appartenait Francis Cammaerts) a visité les sites historiques du Vercors, accompagné de quelques uns des membres du Comité du C.H.R.D.D.
Cette rencontre a favorisé de nombreuses questions et échanges sur l'Histoire du Vercors et le vécu des témoins.
A l'issue de cette journée pleine d'émotions, les Responsables du groupe britannique ont offert aux membres du Comité du C.H.R.D.D. le précieux blason de l'Intelligence Corps,portant la devise "Manui dat cognitio vires"...La connaissance arme notre bras.

Gonzague Saint Bris en visite au C.H.R.D.D. Le 15/02/2007


C'est à l'occasion du Festival du Blog à Romans, que l'écrivain Gonzague Saint Bris a eu le loisir de visiter notre ville et le Centre Historique de la Résistance en Drôme et de la Déportation, lequel a particulièrement ému Monsieur Saint Bris.
Nous tenons à le remercier ici de sa visite.

une plaque pour les GAILLARD, héros de la Résistance Le 07/12/2006


Les responsables du Centre historique de la Résistance en Drôme et de la Déportation, de l'A.N.A.C.R., des Pionniers du Vercors, et de la F.N.D.I.R.P., ont rendu hommage à deux héros de la Résistance, Simone et Camille GAILLARD.
Une plaque a été déposée sur leur tombe le jeudi 30 Novembre dernier,au cimetière de Bourg de Péage.
Simone GAILLARD était Résistante. Camille, président d'honneur et fondateur du Centre historique, ancien de Dunkerque, prisonnier de guerre évadé, Pionnier du Vercors avec Albert Triboulet, responsable du groupe franc de Romans-Bourg-de-Péage, responsable des M.U.R. (Mouvements unis de la Résistance), a été médaillé de la Résistance.

FESTIVAL ROMANS - LE BLOG Le 02/11/2006


LE BLOG « FESTIVAL ROMANS »
Le premier Festival International de la Création sur Internet aura lieu à ROMANS du 1er au 3 Février 2007.
Nous espérons que de très nombreux internautes participeront à cette grande fête de la diffusion moderne de l'Information et de la Communication.
http://www.ginisty.com/festival/
Nous sommes certains que nos amis internautes ne quitteront pas Romans sans accorder quelques minutes à la visite de notre site, créé par un groupe d'anciens Résistants et Déportés, soucieux de transmettre la mémoire aux jeunes générations. Vous y trouverez cartes, documentation, bibliographie, chronologie des évènements, ainsi que de nombreuses photographies d'époque.
Www.resistance-drome.org
Excellente visite !

« FESTIVAL ROMANS » -THE BLOG The first International Festival of Creation on Internet will take place in ROMANS from February 1st to 3rd 2007. We hope many Net surfers will take part in this great Festival of the modern diffusion of Information and Communication.
http://www.ginisty.com/festival/
We are sure that our friends Net surfers will not leave Romans, without granting a few minutes to visit our website, created by a group of French Resistance Veterans and Deportees, willing to hand the memory on to the younger generations. Through the webpages, you will find documentation, maps, bibliography, chronology of the events, as well as many photographs of the time.
Www.resistance-drome.org
Enjoy the visit !


la mémoire de Jean Loubet honorée Le 12/09/2006


Hommage à un grand résistant C'est une grande figure de la Résistance qui a été honorée à la Préfecture devant la plaque du souvenir, en ce début de septembre 2006. Jean Loubet, instituteur à 17 ans, spécialisé dans les transmissions et le renseignement (radio gonio) était entré dans la Résistance en 1941 et il devint rapidement le chef du noyautage des administrations publiques (NAP) en sa qualité de rédacteur principal à la préfecture de la Drôme. Dès 1942 à 1944, il fut l'informateur administratif du département et effectua huit voyages à Londres ; en Juillet 42 il intégra le réseau Nestlé-Andromède des Forces Françaises Combattantes (nom de code Lepage), organisa le service des faux papiers et la diffusion de la presse clandestine, fit disparaître les fiches de la classe 44 des archives de la préfecture, de la police et de la gestapo, et participa à la création des mouvements de résistance Combat, Franc-Tireur et Libération. Le 24 février 44, il échappa à la Gestapo et partit à Lyon où il fut chargé de mission, mais dénoncé par la Milice, il fut arrêté le 8 août 44, torturé et fusillé au Fort Montluc à St Genis-Laval, le 20 août. En 1939, il avait été décoré de la Croix de Guerre et citation à l' Ordre du corps d'armée, fait Chevalier de la Légion d'honneur et Croix de Guerre avec étoile de vermeil par le président Vincent Auriol, cité à l'ordre de la division, croix de guerre avec étoile d'argent, médaille de la Résistance française et nomination au grade de capitaine par le gouvernement provisoire du Général De Gaulle. Le préfet de la Drôme, Jean-Claude Bastion, a présidé la cérémonie, entouré d' Eddie Bouttera, secrétaire général de la préfecture, Thierry Petit, directeur de cabinet et Pierre Clavreuil, sous-préfet, en présence des directeurs et chefs de services, du président du Conseil Général, Didier Guillaume entouré de plusieurs conseillers, et représentant la famille, Bernard Loubet, fils du Résistant (huissier honoraire de la préfecture) et son épouse (Mme Loubet est décédée récemment à l'âge de 94 ans). Le préfet a rappelé les états de services de Jean Loubet avant la minute de silence et le dépôt d'une gerbe au pied de la plaque commémorative par Bernard Loubet, le préfet et le président du Conseil Général. (source : Dauphiné Libéré du 01/09/06)

62ème anniversaire de la libération de la Drôme Le 12/09/2006


André Petit, Président des FFI de la Drôme, a procédé à l'ouverture de la Cérémonie du 62ème anniversaire de la libération de la Drôme au Mémorial de la Résistance à Mirmande. C'est devant 120 porte-drapeaux représentant les associations patriotiques ainsi que des centaines de résistants et amis de la Résistance, hauts gradés de l'armée, personnalités, qu'il a rappelé la lutte clandestine de l'Armée de l'Ombre, rendu un hommage particulier aux capitaines et commandants de la Résistance et remercié les alliés américains et britanniques. Ensuite l'ensemble à vent « Mistral à la Clé », de Montélimar, a joué le « Chant des Partisans » suivi du « Chant des Marais » ( ce dernier en hommage aux Déportés). Des élèves du Lycée les Catalins ont lu des lettres et poèmes poignants écrits par des résistants exécutés ou déportés, adressés à leurs familles, puis la chorale de Saulce a entonné des évocations de chants patriotiques. Les allocutions du Maire de Saulce, du Consul de Grande Bretagne à Lyon, du Consul Général des Etats Unis, du Président du Conseil Général de la Drôme, du Député-Maire de Donzère et du Préfet de la Drôme, se sont toutes accordées à dire que le Mémorial représente un devoir de mémoire pour les futures générations. Tous ont remercié ceux qui, absents ou présents, avaient tant l'Amour de la Patrie. Deux médailles militaires ont été remises puis il fut procédé au dépôt des gerbes et à une minute de silence. La cérémonie s'est achevée par les hymnes nationaux des USA, de la Grande Bretagne et de la France, ainsi que par la présentation des détachements de la Gendarmerie et des Spahis. Les autorités ont ensuite salué les porte-drapeaux, au son de l'hymne européen. (source : Dauphiné Libéré du 03/09/06)

La mort de Francis Cammaerts Le 07/07/2006


Francis Cammaerts vient de mourir chez sa fille dans l'Hérault.
Il était connu sous les pseudonymes clandestins de Major "Roger", "Jacques Thibault".
Dans le Sud-Est, quand l'opération Anvil/Dragoon (débarquement de Provence du 15 août 1944) fut décidée, la section F (France) du SOE (Serviece des opérations spéciales britannique) envoya la mission Jockey, composée d'un seul homme, un extraordinaire Anglais, de descendance anglo-belge, Francis Cammaerts. Les réalisations et l'organisation des unités qu'il forma révèlent toute l'importance que le SOE attachait aux Maquis avant l'invasion.
Francis Cammaerts était connu des chefs de la Résistance du Sud-Est comme le Major "Roger", ou quelquefois plus familièrement "Big feet" (Grands Pieds) en raison de sa taille.
En juin 1944, Cammaerts avait déjà passé douze mois en France, huit en 1943 et le reste en 1944, parcourant en automobile, à moto ou à pied, "une zone presque aussi grande que la Caroline du Sud". Dans cette région, il avait organisé plus de cent équipes clandestines (Minute Men), d'environ quinze hommes chacune, avec leur code, leurs liaisons, leurs terrains de parachutage, instruites dans les sabotages, les harcèlements et la tactique des coups de main.
Jockey était l'un des plus importants des quarante réseaux de la Section F du SOE, opérant en France en 1943 et 1944.
Cammaerts avait, en outre, une connaissance rare de la région. Sa personnalité, et une grand modestie, combinée à une volonté farouche dans le culte de la mission reçue, généraient, dans ses contacts, confiance et même affection, à un point tout à fait remarquable.
Comme sa mère était britannique et son père belge, il parlait anglais et français depuis son enfance. Après Cambridge, titulaire d'une licence d'anglais et d'une licence d'histoire, il devint professeur. En 1942, à l'âge de 26 ans, à la suite de la mort de son frère pilote dans la RAF, tué dans un combat, et malgré son antimilitarisme (il était objecteur de conscience), il rejoint le SOE, et passe par divers stages - parachutage, radio, sabotage. Il est formé aussi à l'instruction des recrues.
En mars 1943, déposé par avion Lysander, près de Compiègne, Cammaerts peut s'atteler à la mission de reconstruction des réseaux infiltrés par l'ennemi et en recréer de nouveaux. C'est pourquoi, il se rend sur la côte méditerranéenne où il prend contact avec un petit groupe de Résistance à Cannes. Sous le pseudonyme de "Jacques Thibault", né au Maroc, il commence à circuler dans une vaste zone couvrant tout le sud-est de la France : à Avignon, dans le Vaucluse, au nord de Beaurepaire (Isère)où il organise un premier parachutage en août 1943, à Montélimar où il prend contact avec Raymond Daujat et Roger Poyol, dans les Basses Alpes à Digne, à Marseille, à Seyne-les-Alpes où il établit, chez la famille Turret, un de ses PC permanents et où, en 1944, de nombreux parachutages amenèrent argent et armes.
Cammaerts pouvait maintenir des contacts excellents avec le QG de Baker Street du SOE à Londres grâce à son opérateur radio, Auguste Floiras. Ce dernier était si expert et si consciencieux qu'il avait transmis plus de quatre cents messages sans avoir été détecté par les services de recherches allemands.
Cammaerts fut rejoint en 1943, par un autre agent de la Section F, Pierre J.L. Raynaud ("Alain") qui l'aidait dans la recherche et l'établissement des terrains de parachutage dans la moitié sud de la Drôme.
Son agent de liaison, Cécily Lefort ("Alice"), est arrêtée par la Gestapo le 11 septembre 1943 : elle mourra à Ravensbruck.
Ainsi, dans toute la zone Jockey, on a compté jusqu'à dix groupes recrutés dans chaque département. En octobre-novembre I943, le SOE rappela Cammaerts à Londres où il resta jusqu'en janvier 1944, au moment où Eisenhower quitta Alger pour prendre le commandement du SHAEF (Commandement Suprême des Forces Expéditionnaires Alliées). Il y eut l'occasion de rendre compte aux officiels du SOE, plaidant pour l'accroissement des parachutages de matériel, soulignant l'idée de soutenir le plateau de Valensole et le Vercors, ainsi que leur renforcement par des troupes aéroportées.
Cammaerts revint vers la France, le 9 février 1944, dans un avion qui, attaqué par des chasseurs allemands, dut être abandonné. Cammaerts et l'équipage sautèrent en parachute et atterrirent sans dommage dans le nord de la Drôme. Muni de quelques millions de Francs et de fausses cartes d'alimentation, il aurait été en péril, s'il avait été pris par les Allemands ou la Milice française. Cammaerts est recueilli par madame Girardin, de Saint-Avit (Drôme), qui lui offre omelette, vin et café, puis avertit Jean Chancel à Saint-Donat chez qui les cinq Anglais se sont retrouvés. Tandis que l'équipage peut rentrer en Angleterre via l'Espagne, Cammaerts se rend à vélo à Beaurepaire (Isère) et rétablit ses anciens contacts. Il obtint des succès remarquables dans les Hautes Alpes, département où les riantes et rondes collines de l'ouest deviennent plus accidentées et surchargées au fur et à mesure que l'on s'approche de la frontière italienne à Briançon.
Le 6 juin 1944, il reçoit l'ordre de faire passer toutes les unités de combat créées par le réseau Jockey sous le commandement FFI, il devient officier de liaison des Alliés auprès du colonel Zeller. Dès le 24 juin, il pressent que la mise en activité d'un énorme maquis dans le Vercors est prématurée et dangereuse. Son télégramme du 24 juin en fait foi : "Le Haut commandement a conduit les chefs FFI à penser qu'un débarquement dans le Sud-Est suivrait dans les quinze jours de l'action. L'impression générale qui se dégage des messages est qu'ils ont été contraints à une action prématurée. Ne peut les sauver qu'au prix de nombreux envois de fournitures, faute de quoi l'ensemble de l'organisation sud-est s'effondrera". Il se trouve au Vercors lors des événements de juillet. Il réclame vainement par radio le bombardement de l'aérodrome de Chabeuil où s'accumulent des avions allemands et des stocks de bombes.
Il passe ensuite dans les Basses-Alpes. Il travaille avec Christine Granville ("Pauline"), une authentique comtesse polonaise recrutée comme agent par le SOE et dont le véritable nom était Kristina Czarbeck, arrivée dans le Vercors par un parachutage mouvementé et douloureux. Celle-ci, avec l'aide d'un gendarme, sauvera Cammaerts lorsqu'il est arrêté par la Gestapo à Digne le 13 août 1944. Une forte somme et la promesse de protection lui permettent de faire libérer Cammaerts une heure avant son exécution le 17 août.
Son rôle fut l'un des plus efficaces et des plus inventifs de toute l'histoire du SOE en France. Henri Amouroux le considère comme "l'un des cracks des services secrets".A sa retraite, abandonnant sa maison londonienne menacée par l'extension de l'ensemble portuaire, Francis Cammaerts revient en France en 1989 dans la région qui lui était chère et vit quelques années à Grâne, dans la Drôme.

Le tourisme culturel Le 08/02/2006


Le tourisme culturel c'est l'enrichissement par la multiplicité et la diversité des possibilités qu'il offre.
Rrichesses architecturales, diversité des folklores, des musées, sites pittoresques, villages perchés, artisanats traditionnels etc...
Notre département a la chance d'en être exceptionnellement pourvu.
Ceci nous amène à l'histoire des hommes à travers le temps, avec ses bons et mauvais moments.
Dans notre département, l'histoire contemporaine nous la rappelle tout au long de nos routes, par les pierres gravées de noms de Résistants tombés ici ou là pour notre liberté.
Ces monuments ont droit eux aussi à une place de choix dans notre culture collective.
Nore site internet est là pour vous aider à ne pas les oublier.
De la Drôme des collines à la Drôme provençale, laissez-vous guider sur"les chemins de la mémoire". Le monument d'Espenel est une étape de ces chemins.

Le monument d'Espenel Le 08/02/2006


Dominé par le village d'Espenel, incendié par les Allemands en juillet 1944, le monument d'Espenel se caractérise par son profil de bateau et l'ancre de marine/croix de Lorraine, insigne de la compagnie Pons. Paul Pons était officier de marine.

Remise de la médaille des Justes Le 25/01/2006


De gauche à droite : Monsieur Mizrahi, Yvonne Bourdat-Berger, Walther Bettelin, Geneviève Berger, Arie Avidor, Henri Bertholet maire de Romans, Pierre Pienek responsable des affaires culturelles.

Le mercredi 16 novembre 2005, à l'hôtel de ville de Romans, Arie Avidor, consul général d'Israël et Robert Mizrahi, Président du centre français Yad Vashem pour le sud de la France ont remis, à titre posthume, la médaille et le diplôme des Justes parmi les Nations à André et Victorine Berger pour avoir sauvé Walther Bettelin
La médaille et le diplôme ont été remis à leurs filles Yvonne Bourdat - Berger et Geneviève Berger.

La Résistance dans le Vercors Le 20/01/2006


Vassieux-en-Vercors (1050 m) depuis le col de Lachau (1337 m).
Le village se situe au fond d'un val. Â droite du village, au sud, on peut situer, le terrain d'atterrissage préparé par la Résistance en juillet 1944.

Il serait vain de vouloir expliquer la Résistance dans le massif du Vercors en quelques lignes.
Nous nous contenterons d'évoquer quelques particularités propres à l'épopée et au drame du Vercors
Le massif du Vercors par ses falaises abruptes et ses voies d'accès difficiles apparaît comme une véritable "forteresse naturelle"facile à contrôler. Ceci donne une impression d'invulnérabilité et va influencer les décisions prises par les responsables civils et militaires de l'époque.
La Résistance dans le Vercors débute comme dans d'autres régions par l'installation de rares camps où l'on pratique le bûcheronnage, la fabrication du charbon de bois. Le premier de ces camps aurait été celui de "la ferme d'Ambel". Les camps servent de refuge aux proscrits. On s'y sent en sécurité. On ne possède pratiquement pas d'armes.
Des civils et des militaires esquissent un plan d'utilisation, d'organisation militaire de ce massif afin de faciliter l'arrivée des Alliés. C'est le plan Montagnards.
Le Vercors devait être une tête de pont qui serait, en temps voulu, mise à la disposition de troupes aéroportées alliées. Se mettent en place des terrains de parachutages, un terrain d'aviation, Taille-crayon à Vassieux-en-Vercors, des camps d'entraînement. Le contrôle des accès,des communications est instauré.
Les lieux étant sous contrôle de la Résistance, les autorités civiles et militaires décident de rétablir la République le 3 juillet 1944.
Pour diverses raisons, les Alliés n'utilisèrent pas la tête de pont.
Ce sont les Allemands qui attaquèrent le massif le 21 juillet 1944. L'opération la plus spectaculaire et dramatique est l'atterrissage de planeurs transportant des soldats allemands à Vassieux-en-Vercors. La Résistance fut écrasée en quelques jours, de nombreux civils massacrés.
Le drame du Vercors est devenu un symbole de la Résistance française durant la guerre 1939-1945.
La bibliothèque du musée possède tous les ouvrages importants consacrés au drame du Vercors.
N'hésitez pas à la consulter.

Henschel 126 Le 13/11/2005


A quelques kilomètres de Romans, lors d'une exposition sur la deuxième guerre mondiale, était exposée une pièce d'avion définie comme étant le reste d'un appareil étatsunien abattu en 1944.
En réalité il s'agit de la partie fixe du stabilisateur gauche d'un Henschel 126 de reconnaissance et d'observation.
Elle est le vestige du Henschel 126 abattu le 23 ou 24 juin 1940, au-dessus de Beaumont-Monteux, par le sous-lieutenant Marchelidon.
Ce Henschel 126 est le dernier avion allemand abattu, par la chasse française, lors de la campagne de France 1939-1940.
Egalement, le 24 juin, est abattu au-dessus de Mours-Saint-Eusèbe, à quelques kilomètres de la fin du HS 126, le sous-lieutenant Raphenne.
Ainsi, autour de Romans, avance extrême des Allemands en juin 1940, ont été tués, à quelques heures de l'armistice, le dernier pilote allemand et le dernier pilote français de la campagne de France
Il reste très peu de vestiges de Henschel 126. Les seuls éléments de HS 126 sont exposés au musée technique de Berlin. La pièce identifiée est donc rare.

Rencontre franco allemande le 28 mai 2005 Le 08/06/2005


Dans le cadre des manifestations de jumelage entre officiers de réserve de l'Association des Officiers de Réserve de Lyon et du Rhône et ceux de l'Association des officiers de réserve du Land de Hesse, en Allemagne, une visite du champ de bataille de "la bataille de Montélimar" s'est déroulée le 28 mai 2005. Le colonel Pierre Baillot a exposé, à partir de lieux dominants, La Laupie par exemple, les différentes phases du combat qui s'est déroulé du 20 août au 30 août 1944. Un premier arrêt a été marqué sur le pont de la route nationale 7 enjambant la Drôme à Livron. Maurice Brunet, un des acteurs du sabotage de ce pont dans la nuit du 16 au 17 août 1944, a relaté aux officiers allemands, dans quelles circonstances s'était déroulée l'action. La journée s'est achevée au mémorial de Saulce-Mirmande. Une émouvante cérémonie s'est déroulée. Après les discours et exposés français et allemands, la cérémonie s'est achevée sur l'hymne européen.
Photo
Sur le pont de Livron, au premier plan Maurice Brunet, un des membres du commando Henri Faure, des officiers français et allemands; au second plan, André Petit (lunette et cravate)président de l'association des FFI de la Drôme.

Hommage à Odette Malossane Le 25/05/2005


Clérieux
En hommage à Odette Malossane, la salle de réunion de la mairie porte désormais le nom de l'infirmière arrêtée le 27 juillet 1944 à la grotte de la Luire.
Née le 27 juillet 1919 dans le bâtiment de l'école publique qui est devenu la mairie, Odette Malossane obtient le diplôme d'infirmière. Elle entre dans la Résistance sous le nom d'ETTY. En juin 1944, elle est infirmière à l'hôpital militaire de la Résistance à Saint-Martin-en-Vercors. Devant l'avance allemande dans le massif du Vercors dès le 21 juillet 1944, l'hôpital, après de nombreux détours est transféré à la grotte de la Luire. Le 27 juillet la grotte est investie par les Allemands. Les blessés sont achevés, le personnel médical arrêté et conduit à Grenoble. Le 11 août, Odette Malossane,avec les autres infirmières, est déportée à Ravensbruck où elle meurt en avril 1945.

Commémoration de la capitulation du IIIe Reich le 8 mai 1945 Le 22/04/2005


Saint-Donat, 8 mai 2005
Journée commémorative du 8 mai 1945
A l'initiative du Conseil général, du Ministère de l'Education, avec la participation d'écoles primaires de la Drôme, une journée commémorative se déroulera le 8 mai 2005 à Saint-Donat.

Parrainage du 11e cuirassiers par la ville de Romans-sur-Isère Le 22/04/2005


Romans parraine le 11e cuirassiers
Le samedi 14 mai 2005, se déroulera la cérémonie de parrainage entre Romans-sur-Isère et le 11e cuirassiers, régiment de Carpiagne.
Horaire de la cérémonie :
10h 30 : rassemblement du régiment devant le monument du 11e cuirassiers
11h30 : place du Champ de mars, rassemblement devant le monument aux morts.
11h45 : signature de la charte de parrainage.
13heures: banquet de clôture.
Attention, ce programme peut être modifié.

Louis Aragon en Résistance Le 31/03/2005


Lundi 11 avril à 16 heures 30, présentation des Annales de la société Louis Aragon et Elsa Triolet, rendant compte des Rencontres de Romans des 12, 13, 14 novembre 2004 : Louis Aragon en Résistance dans la Drôme.
salon Paul Deval,mairie de Romans.

Vassieux-en-Vercors, cérémonies du 8 mai 2005 Le 31/03/2005


Commémoration du soixantième anniversaire de la fin des combats en Europe
Le dimanche 8 mai se déroulera à Vassieux-en-Vercorsune double cérémonie. A 10 heures, des parachutistes sportifs feront une démonstration. A 10 heures 15, aura lieu un saut de parachutistes militaires commémorant le 60e anniversaire de la fin des combats en Europe. Le saut sera effectué à partir d'un Douglas DC3, "Dakota",C47.
La 2e cérémonie aura lieu à 11 heures 30 avec la remise des insignes de Chevalier de la Légion d'honneur à Monsieur Delmar Calvert, vétéran étatsunien du commando OG Justine qui a sauté sur le Vercors le 29 juin 1944.

Commémoration de la libération des camps Le 30/03/2005


Pierrelatte, samedi 30 avril 2005 à 17 heures
Vernissage de l'exposition
1945-LA VICTOIRE : la libération des camps - mémoire
Invitée d'honneur Madame Jacqueline Pery D'Alincourt, Résistante déportée
L'exposition est ouverte, salle Georges Fargier, Hôtel de ville de Pierrelatte du 1er mai au 8 mai de 14 heures 30 à 18 heures 30.

Nécrologie Le 17/02/2005



René Ladet, 1922-2005


Avec René Ladet disparaît une des figures les plus marquantes de la Résistance drômoise.

René Ladet naquit le 5 mai 1922 à Orange. (Vaucluse)

Engagé volontaire le 16 février 1941 dans la Marine nationale, à Toulon, il est affecté, sur sa demande, à Casablanca, au Maroc, pour y suivre des cours et préparer l'examen de maistrance.
Revenu à Toulon, il est embarqué sur le croiseur Jean de Vienne. Il assiste au sabordage de son navire le 27 novembre 1942. Il ne peut admettre cet affront. C'est une de ses raisons de son entrée dans la Résistance. Le 30 novembre 1942, il est placé en congé d'armistice. En décembre 1942, à Portes-lès-Valence, il entre dans la Résistance-fer. Fils de cheminot, il connaît parfaitement le monde des trains, des gares, des aiguillages.
René Ladet constitue avec des camarades portois un corps-franc de sabotage. On peut citer les noms de Willy Chave, actuel président de la Société de la Légion d'honneur, Charles, Santelli, Bergeron, Delbouys, Bernard, Blanc, Lameloise, Michel Ageron. Ces hommes sont aidés efficacement par six femmes.

Au début de 1943, le groupe Ladet (Jeannot dans la Résistance) commence ses actions de sabotage. Elles vont s'amplifier de telle façon que la région de Portes-lès-Valence, et particulièremen sa gare de triage, sont considérées par l'occupant comme une zone "rouge". Il faut rappeler que cette gare de triage est située sur l'axe ferroviaire stratégique de la moyenne vallée du Rhône.
Recherché par la Gestapo, René Ladet part quelque temps à Nîmes. Là, il dirige une évasion spectaculaire de maquisards emprisonnés.

Le groupe totalise 43 actions dont 22 par explosifs.Déraillements, sabotage de la plaque tournante de la rotonde, des locomotives en réparation vont beaucoup gêner et retarder la circulation des trains militaires.

On peut considérer que ces actions sont parmi les plus efficaces de la Résistance drômoise. Elles sont souvent occultées par le drame du Vercors.

René Ladet, indirectement, participe à cet épisode. Après le 6 juin 1944, René Ladet, rejoint le "plateau" de Combovin à la tête de son unité. Cette dernière devient la 8e compagnie du 2e bataillon du secteur Centre-Drôme. La compagnie est affectée à la défense des abords,le "rempart", du massif du Vercors, le "donjon".

Le 28 juin 1944, lors des attaques préparatoires du Vercors, René Ladet est grièvement blessé, à Combovin. Il est transporté, dans des conditions difficiles, à l'hôpital de Die où il est opéré par deux médecins de la Résistance, les docteurs Rigal et Laigle. Le 21 juillet, il doit quitter, précipitamment, cet hôpital devant l'avance allemande qui investit le Vercors. Avec 25 autres blessés et soignants,il reste camouflé dans les bois de Romeyer, au-dessus de Die, sans soins ni ravitaillement satisfaisants. Dans l'affaire, il a perdu un oeil, a subi un traumatisme crânien.

Malgré ces blessures, il participe à la Libération de Portes-lès-Valence le 30 août et de Valence le 31.

En juin 1945, le sous-lieutenant René Ladet est intégré dans l'armée active. Il est affecté au 99e RIA à Satonay-Camp. En 1946, il rejoint l'Ecole militaire (EPO) d'Aix-en-Provence. Sur sa demande, il est affecté au DCRE, à Sidi Bel Abbès, puis au 1er REI(Légion étrangère). En 1952, il est désigné pour servir en Indochine où il reste jusqu'en octobre 1954. Le 1er décembre 1956, le captaine René Ladet est placé en retraite proportionnelle.

En octobre 1945, René Ladet reçoit la Médaille de la Résistance. Le capitaine (ER) René Ladet est fait Chevalier de la Légion d'honneur en janvier 1947, avec attribution de la Croix de guerre avec palme. Il obtient la Croix du combattant 1939-1945 avec barrette, la Croix du combattant volontaire de la Résistance et la médaille des blessés. En 1992, il reçoit l'Ordre national du mérite.

Alors qu'il a un important poste de responsabilité dans la société des huiles Castrol, les séquelles de ses blessures l'obligent à prendre sa retraite.

Dès lors, toute son activité consiste à écrire et à dresser un tableau de la Résistance drômoise. Il publie un ouvrage "Ils ont refusé de subir", témoignage majeur sur la Résistance drômoise.Depuis quelque temps, il participait, d'une façon active, à la réalisation d'un CD-rom sur la Résistance dans la Drôme, sachant très bien s'adapter aux contraintes de ce nouveau moyen de diffusion de l'Esprit de Résistance. René Ladet savait recevoir, écouter, conseiller, étudiants et chercheurs sur un sujet dont il avait été un acteur réel et important.

Homme courtois, au franc-parler, René Ladet était un grand Monsieur.

Agenda de manifestations Le 30/01/2005


Pionniers du Vercors
Assemblée générale le jeudi 29 janvier 2005, à 10 heures, salle J. Cocteau à Bourg-de-Péage.

Les Amis de la Résistance "ANACR"
Assemblée générale le vendredi 11 février à 18 heures, Maison des Combattants, rue Saint-Nicolas à Romans.

Dimanche 20 février 2005, assemblée générale de l'Asocciation nationale des anciens Résistants à 9 heures 30, salle Charles Michels,Romans.

Mercredi 3 mars 2005, Conférence-témoignage-débat : "L'univers concentrationnaire nazi" à Montélimar, à 17 heures 45, auditorium Michel Pétruciani, avec Jean-Marie Delabre, Résistant, déporté à Buchenwald, Mauthausen, accompagné de Marie-Louise Boisnard, Résistante, déportée à Ravensbruck et de René Seston, Résistant, déporté à Dachau.

10 mars 2005 Réception au CHRDD de 21 élèves de la Maison familiale d'Anneyron

Vendredi 9 avril 2005: visite du CHRDD par les amis du CHRD de Lyon : 50 personnes reçues à 10 heures.


Nécrologie
Max Laffont s'est éteint dans sa 81e année.Dans la Résistance, Max Laffont avait fait partie du commando Henri Faure qui détruisit le pont routier de Livron sur la route nationale 7,dans la nuit du 16 au 17 août 1944. La retraite allemande fut ralentie par cet acte de sabotage. La destruction de 27 mètres de tablier du pont est un des actes majeurs de la Résistance drômoise. Il évita sûrement que le pont ne soit bombardé par l'aviation alliée avec des conséquences désastreuses pour la ville de Livron. C'est le premier acte de la "bataille de Montélimar". Il ne reste plus que quatre survivants du commando de 20 hommes dirigé par Henri Faure : Camille Planet, Raymond Baulac, Jean Boulanger et Maurice Brunet.

Publications
La Commission départementale de l'Information historique pour la Paix de la Drôme vient de publier sa 3e plaquette de la collection "Mémoire de la seconde guerre mondiale dans la Drôme". Elle décrit l'histoire de la compagnie commandée par Paul Pons. Cette unité combattit dans la région de Crest.On peut se procurer la plaquette, gratuite, à l'ONAC, 1 rue de Romans, VALENCE, e-mail : onac26@libertysurf.fr .

La libération de Romans et de Bourg-de-Péage, publié par l'association de sauvegarde du patrimoine romanais-péageois, www.chez.com/romanspatrimoine26, collection Témoignages et Récits, Editions Alan Sutton, 8 rue du docteur Ramon, 37540 Saint-Cyr-sur-Loire, août 2004, 160 pages, 21€.

Exposition Le 28/11/2004


Saint-Vallier-sur-Rhône
A l'Office du tourisme, du 20 novembre au 11 décembre 2004

"VERS LA VICTOIRE, LA FRANCE AU COMBAT, 1942 -1945"

THE DROME LIBERATION Le 28/11/2004


THE DROME LIBERATION

The month of August 2004 was rich in commemorations of the 1944 fights. It is the month of the Drôme Liberation. After the Vercors tragedy that started being known it is the Provence landing which tool place on the 15th of August.

August 1944 gives evidence of the efficient action of the FFI(French interior army)in the Rhône valley.

The most famous Drôme Résistance action took place during the 16th to the 17th of August night and was the destruction of the national road seven bridge over the river Drôme at Livron. The interruption of the traffic on that road was of the highest moment when the German Army retreated a few days later.

It is in Allex, a town between Crest and Livron, that the commemoration of the destruction of the bridge took place. The people who survived the operation were present to the ceremony which took place on August 14th on the Soulier tall-land on the dropping zone called "Temple". Laure Faure, Henri Faure's widow, Max Lafont, Maurice Brunet collected themselves in front of the monument partly built with blocks of stone belonging to the Livron bridge. A large crowd walked along with the last survivors of the Henri Faure commando who destroyed the bridge.

On August 15th, for the eight year in a row, "les amis de la Résistance, the ANACR of the Provence and from the Valréas enclave" commemorated in La Roche-Saint-Secret, south of Dieulefit, the memory of the La Lance maquis. In the morning a group climbed above the village to the La Lance farm which used to be a shelter and a home for the maquis which bears its name. In the afternoon an open air theatre show was given in memory of Joseph Coutton who died lately and was the last survivor of the Valréas massacre on June 12th 1944.

On August 16th, in Mirmande, at the Drôme Résistance Memorial, a group of US Army veterans came to collect their thoughts. They had fought in the vicinity during the "Montélimar Battle". They were guests of some Résistants many of them recollected the events and the places in whiche they fought. This ceremony was all the more moving for these veterans as they had been conferred the Cross of the Légion d'honneur by President Jacques Chirac the day before.

La Libération de la Drôme, août 1944 Le 16/11/2004


Le mois d'août 2004 a été riche en commémorations des combats de 1944. C'est le mois de la Libération de la Drôme. Après la tragédie du Vercors qui commence à être connue par la population, c'est le débarquement de Provence, le 15 août, qui redonne espoir en une proche Libération.

Août 1944 témoigne de l'action efficace des FFI dans la vallée du Rhône.

L'action la plus célèbre de la Résistance drômoise est, dans la nuit du 16 au 17 août, la destruction du pont routier de la route nationale 7 sur la rivière Drôme à Livron. L'interruption du trafic sur cette chaussée sera lourde de conséquence lors de la retraite de l'armée allemande quelques jours plus tard.

C'est à Allex, commune sise entre Crest et Livron, qu'a été commémoré le souvenir de la destruction du pont.
Les survivants de l'opération étaient présents lors de la cérémonie qui s'est déroulée le 14 août sur le plateau de Soulier, sur le site même de "Temple", terrain de parachutage.Laure Faure, femme de Henri Faure décédé, Max Lafont, Maurice Brunet se sont recueillis devant le monument construit, en partie, avec des blocs de pierre du pont de Livron. Une foule importante accompagnait les derniers hommes du commando Henri Faure, auteur de la destruction.

Le 15 août, pour la huitième année consécutive, les Amis de la Résistance, l'ANACR de la Drôme provençale et de l'enclave de Valréas, ont commémoré à La Roche-Saint-Secret, au Sud de Dieulefit, le souvenir du maquis de La Lance. Dans la matinée, un fort groupe à rejoint, au-dessus du village, la ferme de La Lance, refuge, habitat, du maquis qui porte son nom. L'après-midi, un spectacle théâtrale a été donné en souvenir de Joseph Coutton, décédé récemment, dernier survivant du massacre de Valréas du 12 juin 1944.

Le 16 août, à Mirmande, au mémorial de la Résistance drômoise, un groupe de vétérans de l'USArmy est venu se recueillir. Ils avaient combattu dans les alentours, lors de la "bataille de Montélimar". Accueillis par des Résistants, beaucoup se remémorèrent les circonstances et les lieux où ils combattirent. Emouvante cérémonie pour ces vétérans, décorés la veille de la Légion d'honneur, par le président Jacques Chirac.

Plusieurs cérémonies, des conférences, commémorèrent ce que l'on définit de façon en partie inexacte comme la "bataille de Montélimar". Rappelons que ce combat, un des plus importants de la Libération du Sud-Est de la France, en août 1944, a mis aux prises la 19e armée allemande, la 11e division blindée allemande, en retraite, et les forces de l'USArmy, fortement soutenues et renseignées par la Résistance drômoise. La bataille s'est déroulée essentiellement entre Montélimar au Sud et Livron au Nord, le Rhône à l'Ouest et Puy Saint-Martin, La Bégude-de-Mazenc à l'Est, dans un quadrilatère d'une vingtaine de kilomètres de côtés.
L'épisode initial, relaté précédemment, est la destruction du pont de Livron réalisée par la Résistance et non par l'USArmy comme il est parfois écrit. Pendant une semaine, les Etatsuniens, débouchant des vallées de la rivière Drôme, puis de l'Aygues ont essayé de bloquer la retraite allemande. Ils n'ont pu que la ralentir. Toutefois, l'armée allemande, pour se dégager du "chaudron", a subi de très lourdes pertes en hommes (2500 tués, des milliers de prisonniers) et a abandonné un important matériel qui a obstrué la route nationale 7 pendant de nombreuses semaines. Le spectacle de ces épaves est resté fortement gravé dans les mémoires. Du côté français de nombreux villages ont beaucoup souffert des combats. On peut citer ceux de La Coucourde, Derbières, Les Reys-de-Saulce, Saulce.

La traditionnelle journée de commémoration, le 4 septembre, au monument de Mirmande termine, pratiquement, la période de souvenir d'août 1944. Rappelons que cet ouvrage est visible à l'Est de l'autoroute A7, au niveau de l'échangeur de Montélimar-Nord. Il représente schématiquement la forme du département. Blanc,il est visible de loin. Il symbolise la Résistance drômoise. Cette année la cérémonie fut particulièrement importante et émouvante. Cent cinquante drapeaux étaient présents.

On ne peut décrire toutes les commémorations drômoise. Citons celles de Montboucher-sur-Jabron, de Romans le 27 août en souvenir de Bruno Larat, capturé à Caluire, en même temps que Jean Moulin, de Romans-Bourg-de-Péage, retraçant la tragique double libération des deux cités, d'Hauterives, de Taulignan, de Nyons-Saint-Pierre, de Châteaneuf-du-Rhône, de Valence, etc.

Au mois de septembre, le drame du Vercors a fait l'objet de deux manifestations. Le 9 septembre, 500 élèves, accompagnés par leurs enseignants et des Résistants, ont parcouru les lieux de mémoire.
Le 16 septembre, sous l'égide du parc régional du Vercors, une journée-conférence réunit des intervenants universitaires français et allemand. Journée fructueuse où l'on apprit que l'utilisation d'archives inédites permet de préciser le déroulement des opérations de juillet 1944.

La commémoration du 60e anniversaire de la Libération se termine par une manifestation particulière. On peut rappeler le fait, peu connu, que la Drôme a hébergé, protégé, de nombreux intellectuels qui jouèrent un rôle actif dans la Résistance. Deux lieux sont à citer, Saint-Donat au Nord, Dieulefit au centre.

Saint-Donat a hébergé Elsa Triolet et Louis Aragon, "les Andrieux" de juillet 1943 à la fin août 1944. C'est ce moment de la vie du couple qui a été l'objet d'une "Rencontre" les 12, 13, 14 novembre à Romans. Deux écoles primaires de Saint-Donat portent désormais le nom des deux écrivains. Des exposés, de très haut niveau faits par des universitaires français, allemands, des commentaires par un Australien ont précisé l'oeuvre et l'action du couple dans la Résistance. Une soirée réunissant 600 spectateurs présentait les textes d'Aragon chantés par Brassens, Léo Ferré et Jean Ferrat. Ils étaient interprétés par Francesca Solleville et Paco Ibanez.
Un VHS/DVD réalisé par une équipe drômoise et grenobloise retrace magnifiquement les pérégrinations du couple à travers la Drôme. Travail remarquable, dépassant la simple histoire du couple, il donne mieux que beaucoup d'ouvrages, une vision historique de la Résistance drômoise. VHS et DVD seront bientôt en vente publique. Ils s'intitulent : "Louis Aragon et Elsa Triolet en Résistance, Dieulefit, Lyon, Saint-Donat, novembre 1942, septembre 1944".

La libération de Romans. Le 11/08/2004


Les 21 et 27 août 2004 sera commémoré le 60e anniversaire de la libération de Romans et de Bourg-de-Péage. Cette libération s'est effectuée en deux temps. Le 22 août, dans des circonstances particulières, Romans et Bourg-de-Péage furent libérées par des unités de Résistants et de Maquisards. De durs combats de rue entraînèrent des pertes dans les deux camps. La garnison allemande de Romans déposa les armes. Mais les Allemands, battant en retraite le long de la vallée du Rhône, reprirent Romans et Bourg -de- Péage le 27 août. Une dure répression s'en suivit. Le 30 août, les Allemands évacuèrent les deux villes dans lesquelles purent alors rentrer les troupes étatsuniennes.
Un rassemblement est prévu le samedi 21 août, à partir de 9 heures 30, place des Minimes, à Bourg-de-Péage.
Le 27 août 2004, à 18 heures, l'association "Sauvegarde du patrimoine romanais et péageois" présentera aux Archives communales, 3 rue des Clercs, son dernier ouvrage sur cette double libération. En parallèle à ces commémorations, les Archives communales proposent, du 28 août au 29 octobre, une exposition consacrée à "Bruno Larat (1916-1944), un Romanais, combattant de la France libre".

''La bataille de Montélimar'' Le 11/08/2004


Grâce à la collaboration des archivistes municipaux et départementaux, de l'association "Mémoire pour la bataille de Montélimar", une exposition rassemble à l'Hôtel de ville de Montélimar une collection d'objets provenant de cet événement qui s'est déroulé pendant la 2e quinzaine d'août 1944.
L'exposition est ouverte au public du 27 juillet au 17 septembre.
"La bataille de Montélimar" est un épisode de la retraite allemande dans la vallée du Rhône en août 1944, après le débarquement des Etatsuniens et de la 1ère armée française du général de Lattre de Tassigny en Provence, le 15 août 1944. Une avant-garde étatsunienne, utilisant la route Napoléon s'est rabattue par la vallée de la Drôme sur la vallée du Rhône afin de bloquer l'armée allemande en retraite. La confrontation eut lieu à quelques kilomètres au nord de Montélimar. La retraite allemande a fortement été gênée par la destruction du pont de la route nationale 7 qui enjambe la Drôme à Livron. La destruction est l'oeuvre du groupe de Résistants conduits par Henri Faure. Cette destruction est un acte militaire majeur de la Résistance dans la Drôme, aussi important militairement que les combats du Vercors. La rivière constitua un rude obstacle pour les troupes allemandes. Bombardées par air et par terre, elles perdirent plusieurs milliers d'hommes et un important matériel. Mais l'essentiel des forces réussit à passer, notamment la XIXe division blindée. De Livron à Montélimar, de violents combats mirent aux prises, Résistants, Etatsuniens et Allemands. C'est cet important combat et la libération de Montélimar que l'exposition veut commémorer.

Maquis de la Lance Le 11/08/2004


Depuis 1993, est célébré le souvenir du maquis de la Lance (montagne située au sud de Dieulefit, au nord-ouest de Nyons). Cette année, le village qui accueille la manifestation est La Roche-Saint-Secret. Elle se déroulera le 15 août. Après s'être rendus sur les lieux de la formation du maquis, si le temps le permet, les Résistants et sympathisants assisteront à la traditionnelle partie théâtrale orchestrée par Serge Pauthe.

Romans, le 14 juillet 2004 Le 22/07/2004


Inauguration d'une plaque en l'honneur de André-jean-Chapus, chef de gare de Romans de 1942 à 1945
La plaque est apposée à côté de celle qui rappelle l'évènement qui s'est déroulé, le 10 mars 1943, dans la gare de Romans. Ce jour-là, un train qui devait transporter des requis du STO est arrêté pendant plusieurs heures par de nombreux Romanais et Péageois. Ces derniers se heurtèrent aux forces de police et de gendarmerie de l'Etat de Vichy. Si la quasi-totalité des requis a finalement rejoint Valence, l'évènement a pris une grande importance dans la mesure où un correspondant local du "Petit Dauphinois", Paul Deval, a pris des photos du train bloqué à un passage à niveau. Cela explique que dans de nombreux ouvrages historiques, l'évènement du 10 mars 1943 à Romans soit souvent représenté.
Lors de cette journée, André-Jean Chapus fit preuve de beaucoup de sang-froid. Il marcha à la hauteur de la cabine du mécanicien pour lui donner des ordres afin de faire sortir le convoi de la gare, à vitesse réduite, pour éviter tout accident avec les manifestants situés sur la voie. Il a refusé à la police vichyssoise de donner l'ordre au mécanicien d'accélérer, tant que le train était dans la gare de Romans. Il a affirmé sa position de chef de gare, responsable de sa fonction et de son établissement.
Jean Chapus, un de ses fils, entouré de tous le membres de sa famille retraça la vie de son père. Né en 1896, mort en1999, Jean-André Chapus devint chef de gare de Romans en 1942. Ancien combattant de 1914-1918, il comprit en novembre 1942, lors de l'invasion de la zone Sud, que "le gouvernement de Vichy était inopérant, ligoté, au service de l'occupant". Il prit contact, alors, avec ceux qui incarnent la Résistance à Romans, notammment André Vincent-Beaume, Paul Jansen, René Piron, les familles Chartier, Taravello, Deval, etc. Il milita dans le réseau "Résistance-fer", réseau AZV. En 1944, il participa à un parachutage sur un terrain proche de Romans. Lors du retour des Allemands à Romans, le 27 août 1944, il conseilla à ses cheminots de quitter la gare et de se cacher dans la campagne. Lui resta dans la gare, recueillant et cachant son fils Jean, blessé lors des combats dans la ville.
Le parcours de André-Jean Chapus est remarquable car il représente le type même de ces Français qui n'étaient pas des héros mais des citoyens dans le plus noble sens du terme.






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